Le passage à l’heure d’hiver marque le début du changement de saison et de la perte de luminosité. Ces facteurs peuvent engendrer des troubles de l’horloge biologique, en particulier chez les publics les plus fragiles comme les personnes âgées. Explications et conseils pour aider les seniors à bien gérer le changement d’heure et la période hivernale.

Le passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver va s’effectuer dans la nuit du 27 au 28 octobre et il faudra comme chaque année reculer les montres, horloges et pendules d’une heure.

Passage à l’heure d’hiver : les seniors particulièrement exposés aux déréglements de l’horloge biologique

Ce changement d’heure cause parfois des dérèglements dans la vie au quotidien. L’étude EUclock, financée par l’UE et menée sur le sommeil de plus de 50 000 personnes, montre qu’il peut perturber le rythme biologique, en particulier chez les publics les plus fragiles comme les personnes âgées. Troubles du sommeil, fatigue inhabituelle, modification de l’appétit et l’humeur en seraient les principales manifestations.

Si ces désagréments disparaissent généralement au bout de quelques semaines au plus, le passage à l’heure d’hiver marque également l’entrée dans la période hivernale et le début du manque de luminosité, qui peut avoir des effets sur l’organisme tout au long de l’hiver.

L’homme possède en effet une « horloge biologique interne » réglée sur 24 heures environ. Cette horloge régule les rythmes et est synchronisée par des donneurs de temps, dont la lumière.

A l’obscurité, l’organisme déclenche la sécrétion d’une hormone qui marque le déclenchement du sommeil. Passer une grande partie de ses journées dans la pénombre empêche l’organisme d’identifier correctement l’alternance jour-nuit, ce qui peut entraîner des troubles du sommeil nocturne et conduire à un état de somnolence.

Les personnes âgées, dont les sorties journalières sont plus rares que chez reste de la population, sont particulièrement exposées à ces changements et aux troubles qui en résultent.

Une étude sur le sommeil des seniors montre que près de la moitié des personnes de plus de 80 ans sortent moins d’une heure par jour à l’extérieur (44,8 %), 29,2 % des 71-80 ans, 13,5% des 61-70 ans, 8,4% des 51-60 ans. Seuls 4,4 % des plus de 80 ans vont 5 à 6 heures dehors. En outre, 23,5% des personnes atteintes d’insomnie passent moins d’une heure à la lumière du jour.

La fatigue importante, l’état de somnolence et les pathologies liées à l’insomnie (douleurs chroniques pour 21,1% des personnes interrogées, troubles de l’équilibre pour 14,1 %) sont autant de facteurs qui peuvent augmenter le risque de chute des seniors.

Outre les troubles du sommeil, le manque d’exposition à la lumière naturelle peut déclencher un « Trouble Affectif Saisonnier » (TAS) 3, ou dépression saisonnière, qui touche chaque année 5 à 10 % de la population. Les personnes qui sortent peu y sont particulièrement exposées.
Selon un sondage Sofrès, la consommation de médicaments, et notamment de tranquillisants, augmenterait de 19 % lors du passage à l’heure d’hiver, tous publics confondus.

Il est donc recommandé aux personnes âgées d’adopter pendant l’épisode hivernal quelques comportements simples pour lutter les troubles du sommeil et la dépression saisonnière :

  • s’exposer à la lumière sous toutes ses formes, et si possible à la lumière naturelle,
  • pratiquer une activité physique en journée,
  • lutter contre l’envie de dormir le jour,
  • adopter des horaires de sommeil réguliers,
  • se coucher dès les premiers signaux d’endormissement

Le recours à la Téléalarme peut aussi se révéler particulièrement précieux pour aider les personnes âgées à vivre sereinement le changement d’heure et la période hivernale. La Téléassistance permet bien sûr de lancer une alerte un cas d’urgence (chute, malaise…), elle constitue également un véritable soutien psychologique pour ses utilisateurs : environ 60 % des appels reçus par le centre d’écoute Arkéa Assistance sont des appels de « convivialité », au cours lesquels les personnes souhaitent simplement échanger quelques mots ou être rassurées sur leurs angoisses.

Arkéa Assistance propose également aux personnes en situation de détresse majeure ou de grand isolement également de bénéficier sans surcoût d’appels réguliers assurés par des bénévoles de l’association Au bout du fil, sur le créneau horaire et au rythme qui leur convient.